Overwhelmed

Très souvent, mes pensées vont plus vite que ce que je voudrais. Elles m’envahissent, laissent peu de place à un raisonnement. Elles sont très fortes, trop puissantes. Et je me noie dedans. Je finis par ne plus pouvoir penser, respirer. Me focaliser sur autre chose devient compliqué, les pensées positives prennent la fuite. Parfois je vis difficilement avec moi-même. Mon faible penchant borderline est tout de même assez fort pour prendre le contrôle. Mon hypersensibilité ne me laisse aucun répit. Je suis un mélange explosif de ces deux troubles du comportement.

Au fil des années j’ai appris à vivre avec. A trouver des solutions pour mieux vivre ces périodes fortes en émotions. Là où avant il me fallait beaucoup de temps pour récupérer, maintenant c’est souvent bouclé en une ou deux journées, voire parfois en quelques heures si je réussis à me calmer rapidement. Je n’ai pas de technique révolutionnaire, parfois mes astuces ne fonctionnent pas, parfois très bien. Chaque crise est différente. Même si j’en fais beaucoup moins, elles peuvent parfois être aussi fortes qu’il y a cinq ou six ans. J’apprends à vivre avec moi-même et avec ma petite tête trop pensante – souvent pesante. Je n’ai pas de technique révolutionnaire mais j’ai eu envie de partager quelques-unes de mes astuces pour aider celles et ceux qui ont du mal à reprendre le dessus. Bien sûr, elles fonctionnent la plupart du temps sur moi, sur mon mode de fonctionnement. Elles peuvent ne pas fonctionner du tout pour vous ou alors très bien, ce n’est en aucun cas une prescription médicale. Mais on ne sait jamais, peut-être que je pourrais aider un peu.

Tout d’abord, il faut respirer. Reprendre le contrôle de son souffle. Pour ça, le yoga a été d’une grande aide. Avant mes séances régulières, j’avais tendance à finir étouffée, à chercher l’air comme je pouvais, à paniquer. Aujourd’hui, dès que je sens une crise arriver, je respire. Inspire profondément, expire profondément. Ca ne fonctionne que lorsque je sens la crise arriver, si je suis en plein dedans, je mets plus de temps à reprendre le contrôle – parfois très difficilement. Alors on inspire. Et on expire. Jusqu’à ce qu’on sente son rythme cardiaque ralentir et reprendre un rythme normal. J’ai deux techniques de respiration qui fonctionnent bien si j’ai besoin d’un peu plus d’aide. La première est de poser ma main sur mon ventre et le sentir se gonfler et se dégonfler. Je m’imagine un ballon qui prend forme et qui se déforme et ça me permet de penser à autre chose et de visualiser ma respiration. La deuxième est la technique pranayama que j’ai apprise grâce au yoga, qui est un exercice de respiration alternée. Elle est plus compliquée à mettre en place et demande de l’entraînement mais, encore une fois, elle permet de penser à autre chose, de se concentrer sur notre mouvement plutôt que sur le sentiment d’angoisse ou de stress présent.

Ensuite, j’active mon image mentale. L’image mentale, c’est quelque chose qui vous soulage, qui vous offre une sensation de sérénité et le but est d’essayer de reproduire mentalement une scène apaisante afin de vous calmer. Pour ma part, je m’imagine sur un port, au coucher de soleil, à écouter les mats des bateaux qui s’entrechoquent et les mouettes qui chantent. C’est très simple, mais ça marche plutôt bien. Le plus dur encore une fois, est de réussir à se détacher de son stress pour réussir à construire son image mentale. Souvent, je fais un ou deux exercices de respiration avant afin de me concentrer plus facilement.

Si vous êtes entourés, au restaurant, en soirée, ou autre endroit rempli de monde : s’isoler. A chaque fois que je sens venir une crise, j’essaie de m’isoler pour pouvoir appliquer mes exercices de respiration et construire mon image mentale. A l’époque, c’est ma meilleure amie qui m’accompagnait dès que j’avais une crise, elle était toujours là pour m’aider à oublier, à reprendre ma respiration et elle attendait à mes côtés que la crise passe. Aujourd’hui, j’ai préféré gérer seule pour ne pas imposer ça à mon amoureux – ça n’empêche qu’il est toujours présent en cas de besoin ou juste pour me soutenir mais j’essaie toujours de gérer seule au maximum, maintenant que je me connais mieux. D’où l’image mentale qui m’aide beaucoup et qui me permet de gérer ça seule. Après, de savoir que je suis soutenue et qu’il est dans la salle si besoin me rassure aussi énormément.

Même si mes crises sont de plus en plus rares, elles existent toujours. Et comme je le disais, mon hypersensibilité rend parfois les choses compliquées et difficiles à vivre. Mais j’y travaille et ça vient progressivement. Le plus important est de respirer, de se vider la tête et surtout, surtout de penser à soi avant tout.

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