Apprivoiser le temps

En juillet, j’étais à temps plein. C’est à dire travailler cinq jour sur cinq au lieu de quatre. Rien de bien méchant, rien d’insurmontable. Sauf que mon lundi me sert généralement à faire tout ce que je n’ai pas le temps de faire le reste de la semaine : le ménage, le blog, les photos, les sorties plus longues avec Loki – juste tous les deux – mais aussi profiter de mon amoureux lorsqu’il bosse les week-ends. Manque de chance pour nous ce mois-ci, il bossait trois week-ends sur quatre. D’habitude ça ne m’embête pas trop parce que je sais que sur trois jours de week-end, ça nous laisse plus de temps pour se voir et profiter. Là, j’ai plus eu une sensation de week-end fini trop rapidement, de pas assez de nous deux ni de nous trois. Au début du mois, ça m’a angoissé. Direct. Parce que j’imaginais tout ce que je n’aurai pas le temps de faire, tout ce temps où je ne verrais pas mon amoureux et j’attendais seulement que le mois de juillet se termine pour que août commence. Angoisse.

J’exagère à peine, je suis de nature assez inquiète et stressée et j’aime bien quand tout se passe comme je l’imagine. Mais malheureusement ce n’est jamais le cas et surtout heureusement parce qu’on s’ennuierait si tout était programmé à l’avance. Je travaille là-dessus mais parfois j’ai encore un peu de progrès à faire – mais ça vient.

Lorsque juillet a commencé j’étais donc dans l’état décrit au-dessus. Puis j’ai essayé de me détacher de ça, en commençant par mettre en place un projet que je serai obligée de nourrir chaque jour, me créant du temps. Je me suis donc rendue compte qu’en créant mon propre temps, en faisant de la place, en listant un ordre de priorité, j’étais capable de tout faire, même avec un jour en moins dans la semaine. Disons que ce jour-là off est un confort non négligeable mais j’ai appris ce mois-ci à faire sans.

J’ai donc pris le temps de créer mon nouveau compte instagram, de dessiner pour l’alimenter. Il ne grandit pas beaucoup pour le moment, parce que j’ai fais le choix de miser sur la qualité de mes dessins plus que sur la publicité que j’aurai pu en faire. J’ai aussi réussi à avancer tous mes articles jusqu’à la fin du mois. En écrivant par-ci, par-là. En faisant des photos lorsque cinq minutes se libéraient. J’ai pu profiter de mon amoureux, en allant au cinéma, en s’offrant des moments rien qu’à nous. J’ai fais le maximum de mes week-ends où il travaillait et je l’ai mieux vécu que ce que j’espérais.

Alors, il faut pouvoir libérer du temps, bien sûr. C’est une question d’organisation, aussi. Mais j’ai pu vivre ce mois plus sereinement alors que j’étais persuadée que ça serait compliqué. Bien sûr, j’ai craqué une ou deux fois mais j’ai pu compter sur le soutien de mon amoureux et de ma meilleure amie, me relever grâce à eux, tourner la page. Demain est un autre jour et j’ai pu mettre ça en pratique. Prendre le temps est aussi une question de volonté et d’envie. Et maintenant je sais que c’est possible. Je pensais courir après le temps et j’ai fini par l’apprivoiser et l’organiser comme bon me semblait.

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